Last update:
2016-01-29

Alumina Factory by Alteo, Gardanne, France

Despite stiff opposition of local collectives and of Frensh Ministry of Ecology against Alteo's activity, Prime Minister acted in favour of the aluminium industry


Description:

ENGLISH SUMMARY

En français ci-dessous

 

Since 1966 the Alteo alumina factory is authorized to cast away its waste into the Cassidaigne canyon.

The residues are highly concentrated with heavy metals and chemical compounds (arsenic, lead, titanium, uranium 238, chrome, nickel etc...) which give the residues its particular red color, nicknamed red muds.  The authorization to drop the red muds into the canyon (situated in the middle of the Calanques National Park) was supposed to become null and void by the end of the year 2015. But in 2014 Alteo demanded to the authorities to be allowed to keep on throwing 84 tons of wastewater per year into the sea. Through a technical process the red muds are now transformed into Bauxaline, only remains as a liquid waste the wastewater.

The year 2015 was a busy year for the local and national organizations defending the environment, the Calanques National Park and the neighbors’ health. Even the Minister of Environment Ms.

Ségolène Royal firmly opposed to Alteo request and denounced the “blackmailing over employment”. Finally after several public surveys and the positive conclusions of the Commission of Inquiry in September 2015, Alteo was given the approval in December to continue discharging its used waters into the sea for six years. The decision was actually taken by the Prime Minister. The local population keeps opposing the decision.

 

En FRANÇAIS

 

Depuis 1966 l’usine d'alumine rejette ses déchets, surnommés boues rouges, dans le canyon de Cassidaigne, en plein cœur du parc national des Calanques. Ce sont les produits chimiques et les métaux lourds contenus dans ces déchets qui leur donnent cette couleur rouge (arsenic, uranium 238, thorium 232, mercure, cadminium, titane, plomb, chrome, nickel, etc…).

Le canyon de Cassidaigne n’est pas la seule décharge de l’usine Alteo. Les bassins de Mangegarri exposent les riverains à des poussières rouges. La CRIIRAD a effectué des prélèvements sur place en 2014 et a conduit ses propres analyses afin de déterminer le niveau de radiation du lieu. Les résultats ne font l’ombre d’aucun doute. Le taux de radiation est « 4 à 8 fois supérieur au niveau naturel enregistré sur substratum calcaire naturel local » [1]. Les riverains se mobilisent pour dénoncer un taux élevé de maladies chroniques, tel que des cancers. Mais aucune enquête publique indépendante n’a été menée afin de rendre compte de l’inquiétante situation. Tandis qu’Alteo a régulièrement publié des études qui indiquaient le caractère inoffensif de son activité.

L’autorisation donnée à Alteo de rejeter ses déchets dans le canyon devait être rendue caduque fin 2015. Alteo anticipe et s’équipe de filtres presses qui permettent de solidifier ses déchets de boues rouges en obtenant de la bauxaline. Les déchets résiduels liquides sont des eaux usées. Ainsi l’entreprise demande une dérogation aux autorités en 2014 afin de pouvoir continuer à rejeter ses effluents liquides dans le canyon. Alteo affiche également sa volonté de valoriser ses déchets solides, en commercialisant la bauxaline avec laquelle il serait possible de créer de nouveaux produits. Pourtant la bauxaline autant que les boues rouges est chargée de métaux lourds et radioactifs.

En septembre 2014 le conseil d’administration du parc national des Calanques a donné son avis favorable à la requête d’Alteo. C’est alors que la Ministre de l’Ecologie Mme. Ségolène Royale saisie l’agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qu’elle charge d’analyser l’impact des effluents liquides sur les poissons. Les dangers pour l’environnement et la population sont intrinsèquement liés puisque les métaux lourds des boues rouges sont absorbés par les poissons de la zone qui sont ensuite pêchés et consommés.La Ministre Mme. Ségolène Royale saisie en même temps le bureau de recherche géologique et minier (BRGM) à qui elle confie la mission d’étudier l’efficacité des filtres presses prévus pour supprimer les boues rouges.

En avril 2015 sont rendus publics les résultats de ces enquêtes publiques. Le BRGM a émis un avis favorable à l’égard des filtres presses. De son côté l’Anses a jugé ne pas avoir eu accès a un échantillon de poissons suffisant pour pouvoir émettre un avis précis et tranché [2]. Suite à un arrêt préfectoral, le Tribunal Administratif de Marseille désigne les membres d’une Commission d’enquête qui en septembre 2015 émet un avis favorable à la demande d’Altéo et donc à la poursuite de son activité industrielle.

Finalement en décembre 2015 le préfet de la région PACA renouvelle pour six ans l’autorisation donné à Alteo de déverser des rejets toxiques en mer. Il y a eu un court-circuitage de la prise de décision, l’ordre au préfet aurait été donné par le Premier Ministre Manuel Valls [3]. De son côté la Ministre de l’Ecologie dénonce toujours un « chantage à l’emploi » et la non-application du principe pollueur-payeur, la pollution provoquée par le site de Gardanne sera à charge de l’Etat et des communes et de leurs habitants.

Ce ne sont pourtant pas les mobilisations citoyennes qui ont manqué au cours de l’année 2015. Dans la commune de La Ciotat une pétition a réclamé la fin de tout type de rejets en mer Méditerranée. Les associations consternées par l’autorisation accordée en décembre lancent un appel à mobilisation pour le 30 janvier 2016 devant la préfecture de Marseille [3].

Un manifeste est également publié en décembre 2015.  Plus de trente associations nationales et internationales sollicitent le Ministère de l’Ecologie afin d’ouvrir une table de négociation entre associations et Alteo dans le but de faire respecter la législation en vigueur et de contraindre l’industriel à compenser financièrement les victimes de son activité. 



(See less)
Basic Data
Name of conflict: Alumina Factory by Alteo, Gardanne, France
Country:France
State or province:Provence-Alpes-Côte d'Azur
Location of conflict:Gardanne, Ciotat, Bouc-Bel-Air
Accuracy of locationHIGH (Local level)
Source of Conflict
Type of conflict: 1st level:Industrial and Utilities conflicts
Type of conflict: 2nd level :Mineral processing
Landfills, toxic waste treatment, uncontrolled dump sites
Specific commodities:Aluminum/Bauxite
Project Details and Actors
Project details:

The factory began its activity in 1893. It produces alumina from the bauxite, an aluminium ore and transformed the Cassidaigne canyon into a toxic waste disposal since 1966. Up today 30 million tons of red muds accumulated in the Cassidaigne canyon. Every hour and 24 hours a day, 270m3 of red muds were discharged into the bay. From January 1st 2016, Alteo discharges its usedwater.

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Type of populationRural
Start of the conflict:2014
Company names or state enterprises:Alteo
Aluminium Pechiney - propriétaire de la canalisation
HIG from United States of America
Relevant government actors:Ministère de l’Écologie, Conseil d'administration du Parc national des Calanques, Agence national de sécurité sanitaire (Anses), Bureau de recherche géologique et minière (BRGM), Préfecture de la région PACA, Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT), Tribunal Administratif de Marseille, Municipalité de Ciotat
Environmental justice organizations (and other supporters) and their websites, if available:Collectif « Non aux boues rouges », CRIIRAD, Attac France, CollecT-IF, Ocean Futures Society, Collectifs Littoral
Conflict and Mobilization
IntensityMEDIUM (street protests, visible mobilization)
Reaction stageIn REACTION to the implementation (during construction or operation)
Groups mobilizing:Local ejos
Local government/political parties
Neighbours/citizens/communities
Local scientists/professionals
Fisher people
Forms of mobilization:Creation of alternative reports/knowledge
Involvement of national and international NGOs
Official complaint letters and petitions
Public campaigns
Street protest/marches
Impacts of the project
Environmental ImpactsVisible: Biodiversity loss (wildlife, agro-diversity), Other Environmental impacts, Loss of landscape/aesthetic degradation, Surface water pollution / Decreasing water (physico-chemical, biological) quality, Air pollution
Potential: Large-scale disturbance of hydro and geological systems, Soil contamination, Reduced ecological / hydrological connectivity
Other Environmental impactscoastline pollution by heavy metals: sea water and its flora and fauna
Health ImpactsVisible: Exposure to unknown or uncertain complex risks (radiation, etc…)
Potential: Other environmental related diseases, Other Health impacts
Other Health impactsincrease of chronical diseases (asthma, cancers)
Socio-economical ImpactsVisible: Loss of landscape/sense of place
Potential: Loss of livelihood
Other socio-economic impactsthreat upon fishermen's activity whose fish might become a risk for human health
Outcome
Project StatusIn operation
Conflict outcome / response:Strengthening of participation
Development of alternatives:Stop Alteo activity. Clean up the landfill areas and compansate the neighbors whose health and environment suffered the most.
Arrêt de l'activité d'Alteo à Gardanne. Compensation des habitants et dépollution des sites de décharge.
Do you consider this an environmental justice success? Was environmental justice served?:No
Briefly explain:Alteo was given the authorization to continue discharging toxic and radioactive wastewater into the sea for six more years (starting January 1st, 2016).
Sources and Materials
References to published books, academic articles, movies or published documentaries

La Méditerranée empoisonnée, Le Monde Diplomatique, 23/12/2015
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Manifeste 2015 pour l’arrêt des rejets des effluents liquides chimiques, toxiques et radioactifs de l'usine Alteo dans les eaux du Parc National des Calanques
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Journal Municipal d'informations La Ciotat, Septembre 2015
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Enquête Publique Unique - Tome II Conclusions et avis motivé de la Commission d'enquête sur la demande d'autorisation d'exploitation de la Société Alteo Gardanne, 10/2015
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[1] Note CRIIRAD N°14-57 Mesures radiamétriques préliminaires effectuées par la CRIIRAD au niveau du site d’entreposage de boues rouges (Bauxaline) d’Alteo à Mangegarri, 10/12/2014
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Links to general newspaper articles, blogs or other websites

Le danger des boues rouges de Gardanne, Forum Planète Bleue
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CollecT-If
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Royal désapprouve, mais Alteo peut poursuivre ses rejets en mer, NouvelObs, 30/12/2015
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[2] Rejet des boues rouges de Gardanne : l'enquête publique reportée, Actu Environnement, 9/04/2015
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[3] Pétition contre les boues rouges, 01/09/2015
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Related media links to videos, campaigns, social network

Enquête Grand soir 3 "Boues rouges-Bauxaline Gardanne", 11/12/14
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Other documents

Landfill of Bauxaline in Mangegarri reservoirs CRIIRAD
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Alteo Factory in Gardanne NouvelObs, Gerard Julien
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Meta information
Contributor:Camila Rolando Mazzuca [email protected]
Last update29/01/2016
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